Semaglutide et triples agonistes du GLP-1

Le traitement de la NASH

Semaglutide et triples agonistes du GLP-1 (Glucagon-Like Peptide) dans le traitement de la NASH

Les mécanismes impliqués dans l’apparition et la progression de la NASH sont liés à une insulino-résistance commune à de nombreuses maladies métaboliques et cardiovasculaires. Ainsi, certains médicaments destinés au traitement de l’obésité, du syndrome métabolique, des dyslipidémies et/ou du diabète de type 2 sont des médicaments prometteurs de la NASH, en cours d’essais cliniques.

C’est le cas des analogues GLP-1 (Glucagon-Like Peptide) qui sont Indiqués dans le diabète de type 2. Une étude de phase 2b a été menée chez des patients NASH présentant un stade 2 ou 3 de fibrose avec le semaglutide. Cette étude a montré une résolution significativement plus importante de la NASH chez les patients traités comparés aux patients sous placebo, sans aggravation – mais sans résolution non plus – de la fibrose (1). Le semaglutide poursuit des essais cliniques de phase 3 dans               le traitement de la NASH.

L’une des limites de ces traitements est la survenue d’effets digestifs (nausées, diarrhée) parfois invalidants dans un tiers des cas .

Une autre piste, peut-être plus intéressante, consiste à utiliser des combinaisons . Il s’agit de double et de triple agonistes (GLP-1, GIP et glucagon)  avec des effets impressionnants sur la perte de poids et sur la graisse hépatique.

Simple, double, triple, ces analogues sont associés à une perte de masse grasse (sous-cutanée ou viscérale). On arrive avec ces triples associations à 24% de perte de poids (2), ce qui est équivalent aux résultats obtenus par la chirurgie de l’obésité. Cet amaigrissement  permet d’espérer une résolution de la NASH qui est obtenue dès que la perte de poids est d’au moins 10%.