Le Resmétirom

Le Resmétirom

Un traitement prometteur de la NASH.

Celle qui est en train de devenir la première cause mondiale de maladie chronique du foie, la stéato hépatite non alcoolique (NASH) – que l’on appelle désormais maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique [ou MASH pour metabolic-associated steatohepatitis] pour être moins stigmatisant – ne dispose pourtant pas à l’heure actuelle de traitement en dehors des règles hygiéno-diététiques.

Il est maintenant possible d’espérer l’arrivée d’un nouveau traitement spécifique, anti-inflammatoire et anti-fibrosant, comme le resmétirom.

C’est un agoniste sélectif des récepteurs bêta des hormones thyroïdiennes présents dans le foie. Il joue un rôle dans le métabolisme des lipides.

Le resmétirom a été évalué dans une étude clinique de phase 3 ayant pour objectif de définir l’efficacité d’une prise orale quotidienne de resmétirom (80 ou 100 mg) vs. placebo chez des patients ayant une NASH prouvée histologiquement avec fibrose de stade 1b à 3.

Les critères de jugement principaux dans cette étude nommée MAESTRO-NASH après 52 semaines de traitement étaient la résolution de la NASH sans aggravation de la fibrose ou la réduction d’au moins 1 stade de la fibrose sans aggravation de la NASH .

Sous resmétirom 80 ou 100 mg, il a été observé une résolution de la NASH sans aggravation de la fibrose chez respectivement 26% et 30% des patients (vs 10% en cas de placebo, p < 0,0001) et une réduction d’au moins 1 stade de fibrose sans aggravation du score d’activité chez 24% et 26% des patients respectivement (vs 14% en cas de placebo).

Par ailleurs, le taux d’effets secondaires était similaire dans les 3 groupes.

La commercialisation du Resmétirom devrait intervenir en 2024. Néanmoins, l’utilisation d’une molécule unique, efficace dans environ un tiers des cas, sera probablement insuffisante pour traiter la maladie dans son ensemble. L’avenir est à l’association ou à la succession de plusieurs classes de médicaments.